Note de brief N°181
Développeur web et mobile : recruter en interne, en freelance ou via une agence
PourDRH et responsables data
Lucas Garnier 8 min de lecture
- Pourquoi le recrutement d’un profil technique ne se pilote pas comme un poste classique
- Option 1 : recruter un développeur en interne
- Option 2 : passer par un développeur freelance
Un projet de développement web ou mobile échoue rarement à cause d’une mauvaise technologie : il échoue le plus souvent parce que le bon profil n’a pas été trouvé à temps, ou parce que le mauvais mode de collaboration a été choisi dès le départ. Avant de rédiger une fiche de poste ou de solliciter un prestataire, un manager gagne à se poser une question plus large que « quel développeur recruter » : recruter en interne, passer par un freelance, ou confier le projet à une agence externe spécialisée, comme Vertex Digital Solutions, qui conçoit des sites et des applications mobiles sur mesure pour des entreprises. Ce choix conditionne le budget, le délai et le niveau de risque bien plus que le détail technique du projet lui-même.
Pourquoi le recrutement d’un profil technique ne se pilote pas comme un poste classique
Un poste de développeur web ou mobile cumule deux difficultés que peu d’autres recrutements réunissent à ce point : une pénurie de profils qualifiés sur un marché où la demande dépasse largement l’offre, et une évaluation technique que le manager, souvent non-développeur lui-même, ne peut pas mener seul. À cela s’ajoute un cycle de recrutement long : sourcing, entretiens techniques, période d’essai, montée en compétence sur l’existant. Pendant tout ce temps, le projet attend, ou avance sans la bonne personne pour le porter.
C’est cette combinaison — rareté des profils et évaluation technique délicate — qui pousse un nombre croissant d’entreprises à ne plus se poser la question « comment recruter un développeur » mais « faut-il vraiment recruter, ou existe-t-il une autre façon de couvrir ce besoin ». Les trois options qui suivent répondent chacune à un contexte différent : un besoin permanent, un besoin ponctuel bien cadré, ou un projet complet à livrer clé en main.
Option 1 : recruter un développeur en interne
Le recrutement interne reste la solution la plus naturelle lorsque le besoin en développement est durable : un produit qui continue d’évoluer après son lancement, une équipe technique à constituer sur plusieurs années. Son atout principal est la continuité : la personne recrutée connaît le produit, l’historique des choix techniques et la culture de l’entreprise, ce qu’aucun prestataire externe ne peut reproduire immédiatement.
Son coût réel dépasse toutefois largement le salaire affiché. Il faut compter le temps de sourcing, la conduite d’entretiens techniques — souvent avec l’aide d’un profil technique déjà en poste, quand l’entreprise en a un — puis un onboarding qui peut s’étaler sur plusieurs semaines avant que la personne recrutée soit pleinement autonome. Sur un marché où une partie significative des postes techniques reste vacante plusieurs mois, ce délai peut suffire à repousser un lancement au-delà de la fenêtre commerciale visée.
Ces repères ne disent pas qu’il faut renoncer au recrutement interne : ils indiquent surtout qu’il vaut mieux l’engager tôt, avec une marge de délai réaliste, plutôt que de le lancer au moment où le projet devrait déjà démarrer.
Option 2 : passer par un développeur freelance
Le freelance répond à un besoin plus ponctuel : une fonctionnalité précise à livrer, un renfort temporaire sur une équipe existante, ou un projet dont le périmètre est déjà bien défini. Son principal avantage est la rapidité de mise en route : un bon développeur freelance, déjà opérationnel, peut démarrer en quelques jours là où un recrutement interne demande plusieurs semaines de processus.
Cette rapidité a une contrepartie : la dépendance à une seule personne. Une indisponibilité, une fin de mission mal anticipée ou un changement de priorité chez le freelance lui-même peut mettre le projet à l’arrêt, sans filet. Pour limiter ce risque, un cahier des charges écrit, même sommaire, et des jalons de livraison intermédiaires — plutôt qu’une seule échéance finale — restent la meilleure protection : ils permettent de constater un décrochage tôt, avant qu’il ne coûte des semaines de retard.
Le saviez-vous ? Une offre de développeur en télétravail attire, en moyenne, 2,3 fois plus de candidatures qu’une offre équivalente en 100 % présentiel, selon le baromètre 2024 de l’APEC sur les métiers IT. Un critère de flexibilité géographique élargit donc mécaniquement le vivier disponible, que le recrutement se fasse en interne ou via un freelance.

Option 3 : confier le projet à une agence externe spécialisée
Lorsque le projet dépasse une simple fonctionnalité — un site complet, une application mobile à concevoir de bout en bout, plusieurs technologies à faire cohabiter — une agence externe spécialisée en développement web et mobile devient une option à considérer sérieusement. C’est le positionnement d’agences comme celle citée plus haut : une équipe déjà constituée, un process de production rodé (découverte du besoin, conception, développement, lancement), et surtout aucun recrutement à gérer côté client.
Ce que ce choix change concrètement pour un manager : la charge de pilotage se déplace du recrutement vers le suivi de projet. Il n’y a plus d’entretien technique à mener ni de période d’essai à surveiller, mais un cahier des charges à cadrer et des points d’étape à tenir avec l’agence. La contrepartie logique est budgétaire : un prestataire externe facture un service complet, généralement plus coûteux à court terme qu’un salaire, mais sans les coûts cachés d’un recrutement raté ou d’un projet qui prend du retard faute de la bonne ressource.

Les bonnes questions à poser avant de choisir
Le budget disponible oriente déjà une partie de la décision : un budget contraint et un besoin ponctuel favorisent le freelance, un budget structuré sur plusieurs mois autorise l’agence ou le recrutement. Le délai attendu compte tout autant : un lancement dans les prochaines semaines élimine de fait le recrutement interne classique, trop lent pour tenir cette échéance. La complexité du projet joue également : une fonctionnalité isolée se confie facilement à un freelance, tandis qu’un produit complet, avec plusieurs briques techniques à faire dialoguer, demande plutôt une équipe déjà rodée à ce type de coordination.
Reste une question que l’on pose trop rarement en amont : qui maintient le produit une fois livré ? Un freelance qui termine sa mission, une agence dont le contrat s’arrête au lancement, ou une équipe interne qui prend le relais — cette réponse doit être connue avant de signer, pas découverte au premier bug survenu après la mise en ligne.
Mise en relation recrutement
Vous recrutez un manager ou un dirigeant ?
Décrivez le poste, la ville, la séniorité et le délai souhaité. Vous recevez des profils déjà présélectionnés sur ces critères — vous gardez la main sur les entretiens et la décision finale. Service de mise en relation, pas un cabinet agréé.
Recruter quelqu’unCe que change une agence spécialisée sur la suite du projet
Au-delà du développement initial, une agence organisée autour d’un process structuré — découverte, conception, développement, puis lancement — a l’habitude d’intégrer une phase de maintenance et d’optimisation continue dans son offre, plutôt que de considérer le projet clos à la mise en ligne. Pour un manager qui n’a pas vocation à piloter une équipe technique au long cours, cette continuité peut peser autant dans le choix que le développement lui-même : un site ou une application qui fonctionne le jour du lancement doit aussi continuer de fonctionner, et d’évoluer, plusieurs mois après.
Aucune des trois options n’est meilleure dans l’absolu : chacune répond à un contexte de délai, de budget et de complexité qui lui est propre. Ce qui coûte le plus cher, en revanche, c’est de choisir par défaut — parce qu’un recrutement interne « semblait logique » ou qu’un freelance « était disponible » — sans avoir posé ces questions en amont.
Questions fréquentes

Journaliste · formation, marketing, développement
Lucas se concentre sur la formation et le développement dans le domaine du marketing. Il s'assure de la véracité des faits en consultant plusieurs experts et en analysant des études de cas avant de rédiger.
Encore Tech et Données RH
Tech et Données RH
Cabinet de recrutement développeur web : quand payer un intermédiaire
Lucas Garnier 5 octobre 2026
Tech et Données RH
Sourcing de candidats : définition claire et canaux à activer en prior
Lucas Garnier 5 octobre 2026
Tech et Données RH
Sourcing de candidats : garder son ATS à jour sans y passer ses journées
Lucas Garnier 28 septembre 2026


